La déprise de soi comme pratique de désubjectivation: Sur la notion de “stultitia” chez Michel Foucault

Auteurs-es

  • Razvan Amironesei University of California, San Diego

DOI :

https://doi.org/10.5195/jffp.2014.627

Mots-clés :

Déprise de soi, Sujet, Michel Foucault

Résumé

La notion de déprise joue un rôle central dans le traitement de la subjectivité chez Michel Foucault. Notre objectif est d’établir que cette notion ne peut pas être réduite à une économie du soi, comme il est communement admis par les commentateurs de son oeuvre. Dans ce sens, il faudrait la distinguer à la fois du souci de soi et de la pratique de la sagesse. De manière positive, il s’agit de montrer que la déprise joue plutôt comme modalité politique de désubjectivation. L’analyse de la stultitia (bêtise) chez Sénèque nous permettra de montrer que la déprise est investie non pas comme modalité de subjectivation, mais comme pratique de disqualification de soi.

Biographie de l'auteur-e

Razvan Amironesei, University of California, San Diego

Postdoctoral Scholar, Dept. of Political Science

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Publié-e

2014-12-16